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Elections: Kabila dit qu'il ne perdra pas, l'opposition unie ou pas

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presidentrdc.cd - 18 octobre 2011

Joseph Kabila
Dix jours avant la campagne électorale, trente et quatre jours après le discours-bilan de Kingakati, le Président Joseph Kabila s’est adressé à l’opinion en utilisant cette fois-ci directement les médias. D’où le point de presse, de plus de deux heures et demie, qu’il animé au Palais de la Nation ce mardi 18 octobre 2011. Choix hautement significatif : médias généralistes, nationaux comme étrangers et toutes tendances « politiques » confondues, et médias confessionnels ont répondu à l’invitation de la Direction de la Presse présidentielle, question d’élargir la couverture, mais surtout de communiquer le plus efficacement possible. Pari relevé dans la mesure où par deux fois, le Président de la République a relancé l’échange commencé en anglais pour se terminer en français. Au nombre des sujets évoqués : les échéances électorales, la sécurité interne, la sécurité des Congolais dans certaines grandes villes européennes, les relations avec les voisins, les affaires Udjani, Munene, Nkundabatware et Ntanganda, le déploiement des Marines en vue de la traque des éléments de la Lra, les droits de l’homme, la classe moyenne, le salaire des magistrats, les revendications des députés nationaux en rapport avec les indemnités de sortie, les 5 Chantiers dans tous leurs aspects, le climat des affaires, le Genre, les révocations opérées dans quelques régies financières, le phénomène « Shegue », les questions particulières de la Presse etc.


Echéances électorales

A la question de savoir s’il y a parmi les candidats les plus en vue un challenger qui puisse le battre à l’élection, le Président de la République répond : « …je ne peux pas parler des individus. C’est aussi une façon de me demander qui va gagner. Là où je suis sûr, c’est que je ne vais pas les perdre ».
A l’observation faisant état de la misère susceptible d’être un facteur de démotivation dans le chef du peuple à l’élection, il précise : « Le peuple n’est pas dupe. Notre peuple est politiquement éveillé. Il est conscient et témoin des actions » jusque-là menées en sa faveur. « Certainement, il y aura beaucoup d’explications sur ce qu’on a pu faire, sur ce qu’on n’a pas pu faire et pourquoi ». Il va rappeler que l’on n’est plus en face de la population des années 1990, encore moins de 2006.
S’agissant d’un dialogue pouvant déboucher sur un gouvernement de transition en cas de non tenue des élections en novembre 2011, le Président Joseph Kabila fait remarquer qu’officiellement, il n’y a pas de contact entre sa personne et l’opposition ou la société civile. « Je suis un homme de dialogue », ajoute-t-il avant de relever le fait qu’à une dizaine de jours du go de la campagne électorale et d’une quarantaine de jours de la tenue des élections, la Ceni continue d’affirmer le bon déroulement des opérations. Il évoque par la suite la tentative de prolongation de la transition « 1+4 » en 2006 alors qu’il était, déjà, en campagne électorale à Kalemie. Une grande réunion de l’Opposition avait été tenue au salon des conférences internationales du ministère des Affaires étrangères. « Le peuple congolais a besoin de mieux : la stabilisation », poursuit-il avant de révéler son choix : « …si on nous dit que la Ceni est prête pour le 28 novembre, qu’on organise les élections, on y va. Cela n’exclut pas le dialogue pour les élections apaisées ».
En ce qui concerne le serveur central de la Commission électorale, devenu cause d’organisation des manifestations de tous les jeudis, le Chef de l’Etat souligne l’accord donné par cette institution pour la participation de l’Opposition et de la Majorité, mais en prenant soin d’aviser qu’il n’est pas habilité à se prononcer en lieu et place de la Céni. « Est-ce que chaque jeudi, il faut qu’il y ait manifestations ? Est-ce que ces manifestations doivent nous empêcher d’aller aux élections ? ». A toute double question, il répond : « Je ne le pense pas ».
A l’observation relative à la répression des manifestations pourtant pacifiques, il revient sur les images des actes de violence perpétrés dernièrement : des personnes blessées, des sièges des partis vandalisés, des biens publics attaqués etc. « …je suis aussi mandaté par le peuple, et je parle au nom du peuple. J’invite le peuple à aller aux élections. Et celles-ci seront démocratiques, transparentes et apaisées. A ceux qui vont nous empêcher d’aller aux élections, on va résister. Le peuple va aussi résister ».
Saisissant l’occasion, il rouvre la page de 2006. Bien des partis de l’Opposition et même de la Majorité ne voulaient pas aller aux élections. Le cas se répète en 2011.
Il conclut : « Le Congo avance, et ceux qui pensent qu’ils ne peuvent pas avancer avec nous peuvent rester ».
Au sujet de la candidature unique autour de laquelle, visiblement, l’Opposition a du mal à se mettre d’accord, il réagit avec un brin d’humour : « Ils peuvent faire appel à moi ; je suis aussi bon médiateur ». Et de réaffirmer : « Ensemble ou non, cette Opposition sera battue ».
Pourquoi cependant l’option d’une candidature indépendante alors que le soutien de la Majorité présidentielle lui est garanti ? « En 2006, c’était aussi le cas. Indépendant, j’avais le soutien de l’Amp. En 2011, je n’avais pas de raison pour me présenter en candidat de la Majorité présidentielle ou d’un parti membre. L’idée, c’est d’être le candidat et de la Majorité et de tous les Citoyens ». Il cite le Palu parmi les forces politiques et sociales qui se sont prononcées pour sa candidature.
En ce qui concerne le Genre, il regrette la faible participation de la Femme aux échéances électorales alors qu’il a l’exhortée à se jeter dans la bataille.
A la question de savoir s’il sera candidat en 2016, il rappelle la Constitution qui prévoit un mandat renouvelable une seule fois. « Je suis candidat en 2011 (…) », insiste-t-il.

Affaire Munene et Udjani par rapport au Congo-Brazzaville

Le Chef de l’Etat confirme les bonnes relations existant entre la République Démocratique du Congo et la République du Congo. Pour la première fois, il est précis sur les causes de la demande d’extradition de Faustin Munene et d’Udjani fils, Udjani père étant déjà aux arrêts. Le premier a attenté à la sécurité de l’Etat après avoir échoué aux élections législatives de 2006 alors qu’il avait démissionné de l’armée, conformément à la loi électorale. Il sera à la base des infiltrations opérées au Bas-Congo et à l’attaque du 27 février 2011 sur la résidence présidentielle. Le second est à l’origine du conflit intercommunautaire survenu à Dongo fin 2010 et vite transformé en petite rébellion. Et des éléments ex-Faz ont mené l’aventure de Lukolela récemment. Tous ont pour une sorte d’arrière base la ville de Brazzaville. A la demande d’extradition émise par les autorités RDCongolaises, les autorités du Congo-Brazzaville ont chaque fois réagi par un refus catégorique, au motif de l’exécution de Pierre Mulele en 1968. L’essentiel à retenir, estime-t-il, est l’amélioration des relations entre les deux pays. L’engagement renouvelé est que tout sera fait pour l’extradition. « De notre côté, on est très bien préparé », affirme-t-il en formant l’espoir « qu’il n’y aura plus d’autres incidents du genre ».

Sécurité des Congolais dans certaines grandes villes européennes

Dans plusieurs villes européennes, perpétrés par des « combattants », des actes de violence à l’endroit des personnes qui s’affichent pro-Kabila ne se comptent plus. Qu’en pense le Chef de l’Etat ?
Se disant ne pas être au courant des revendications des intéressés, le Président Joseph Kabila révèle les contacts amorcés avec les gouvernements des pays d’accueil, en plus de l’instruction donnée aux ambassades de la RDC d’ouvrir leurs portes aux compatriotes qui désirent rentrer.
Nomination dans les services de sécurité

Selon le journaliste, les services de sécurité sont dirigés par des intérimaires. Pour le Chef de l’Etat, c’est une question de stratégie. « Le problème ne se pose pas », affirme-t-il.

Relations avec l’Angola

Avec l’Angola, le problème est celui de l’exploitation du pétrole. Les discussions, relève le Chef de l’Etat, ne portent pas sur le plateau continental, mais sur la zone d’intérêts communs. C’est dans ce sens qu’il existe une initiative commune.
Les questions sécuritaires ne sont pas le propre de la RDC. Les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, la Norvège, la France, la Belgique etc. y font aussi face, chacun dans sa spécificité. La préoccupation est de savoir si ces questions vont nous empêcher d’aller aux élections. La réponse est non. Le Président Joseph Kabila rappelle le contexte des élections de 2006 avec la présence des groupes armés. Une situation pire que celle de 2011. Si donc on a surmonté les écueils d’il y a de cela 5 ans, on ne peut que remonter ceux d’aujourd’hui.

Délocalisation des Fdlr

A propos des échos faisant état des négociations entre le Gouvernement et les Fdlr pour la délocalisation de ces derniers au Maniema, le Président de la République apporte des précisions suivantes : oui, il y a eu des contacts. Non pour la délocalisation, mais pour le désarmement et le regroupement ; le choix offert aux rebelles rwandais étant le rapatriement. « Malheureusement, ces contacts ont échoué. Nous pensons qu’on va continuer avec les opérations militaires. Néanmoins, les portes sont ouvertes pour les candidats au rapatriement. L’objectif principal, c’est la paix et la sécurité pour les populations congolaises », déclare-t-il.

Affaires Nkundabatware et Ntangada

Le Président de la République rappelle que les préoccupations de la RDC n’ont pas changé à propos de Laurent Nkundabatware et Bosco Ntanganda. Pour le premier, c’est le rapatriement suivi du jugement. Pour le second, l’exigence de la paix continue de l’emporter sur toute autre considération.

Déploiement des Marines contre la Lra

Le Chef de l’Etat circonscrit la problématique Lra. Ainsi, à la demande du président Museveni de l’Ouganda et du président Chissano en qualité de facilitateur, il avait été question d’accompagner ce mouvement insurrectionnel dans sa traversée de la RDC par l’Ituri et le parc de Garamba. Le non-respect de Joseph Kony de s’appliquer le plan prévu a amené les armées congolaise et ougandaise à lancer des opérations conjointes en vue de déloger la Lra. Chose faite. Depuis 18 mois, Joseph Kony est en Rca. Sur la frontière commune avec la RDC, des unités spéciales ont été déployées pour l’empêcher de revenir chez nous. « Pour nous, le centre gravité, ce n’est plus le Congo. Le centre de gravité, c’est la Rca ». Le triangle est constitué maintenant de la Rca, de l’Ouganda et du Sud-Soudan. Le Président Kabila constate que jusqu’à ce jour, le Congo n’est pas encore officiellement saisi du déploiement des Marines. « Je crois que c’est un appui technique et tactique aussi aux Ougandais opérant en Rca et au Sud-Soudan », dit-il.

Point d’achèvement de l’Initiative Ppte

Le Président de la République rappelle les deux objectifs l’I-Ppte. Primo, l’annulation d’une bonne partie de la dette extérieure, ramenée de 13 à 3 milliards de dollars Us. Avant l’atteinte du Point d’achèvement, le service de la dette prenait entre 25 et 30 millions de Usd le mois. Avec l’annulation, le pragmatisme ne consiste pas à répartir cette enveloppe entre les 65 millions de Congolais. « Ce n’était pas ça le plan, et ce n’est pas le plan ». Le second objectif est de cibler trois domaines sociaux : la santé, l’éducation et les infrastructures de base. « Le social (…) ne consiste pas à appeler la population et lui jeter quelques dollars. Dans ma conception, le bien-être, c’est d’investir dans l’éducation, dans la santé et dans les infrastructures. C’est ce que nous sommes en train de faire » dans chaque province, affirme-t-il, comme pour expliquer, d’une part, la nécessité de la stabilisation du cadre macroéconomique et, d’autre part, la pauvreté en voie d’être absorbée. Il signale, notamment, la réhabilitation en cours des universités de Kinshasa, Lubumbashi et Kisangani, la construction des universités de Kindu et de Bukavu, de même le réaménagement de fond en comble de tous Instituts supérieurs pédagogiques.

Corruption, détournements etc.

Sujet sensible : la corruption et les détournements des deniers publics vont amener le Président Joseph Kabila à rappeler, en anecdote, une situation dramatique survenue en 1999 à l’Equateur. Trois officiers avaient été accusés de détournement de la solde et des effets des militaires. Traduits en justice et condamnés à mort, ils avaient été exécutés pour servir d’exemple. Seulement voilà : les investigations ultérieures prouveront que le major n’y était pour rien. Il était trop tard. La leçon tirée de cette mauvaise expérience, dit-t-il, est qu’« il ne faut jamais affirmer sans preuve ».
Aussi, convie-t-il les journalistes disposant d’indices de saisir la Justice. Entre-temps, beaucoup d’auteurs de ces délits sont en prison même si, reconnaît-il, la lutte contre ces fléaux n’est pas facile.

Classe moyenne

Le Chef de l’Etat ne partage pas l’avis appliquant l’allusion à la classe moyenne à la situation des travailleurs de la Miba ou de la Gécamines à l’époque des vaches grasses. Dans son entendement, l’avènement de cette classe est tributaire de l’accès du plus grand nombre de Congolais au microcrédit. Or, on sait qu’une femme maraîchère ou commerçante a du mal à accéder au crédit de 100, 200 ou 500 dollars. D’où la promulgation de l’ordonnance instituant cet important instrument. Evoquant son dernier séjour aux Etats-Unis en septembre 2011, il a échangé avec un secrétaire d’Etat américain à qui il a demandé comment les Etats-Unis envisageaient-ils de sortir de la crise ayant généré plus de 20 à 25 % de chômeurs. Le Président Obama, selon son interlocuteur, a conçu un plan pour investir massivement dans les infrastructures, de sorte que celles-ci créent beaucoup d’emplois. C’est bien l’esprit des 5 Chantiers chez nous : désenclaver le pays, accroître la production et, au final, susciter l’émergence de la classe moyenne.

Salaire des magistrats

Le Chef de l’Etat s’étonne de voir que de tout un discours d’une heure et demie, le débat ne puisse porter que le salaire des magistrats. Il insiste en rappelant que ce salaire-là avait été décidé au niveau du gouvernement en 2010. C’est au niveau de la mise en œuvre des modalités pratiques que le problème s’est posé. Il va, par la suite, s’interroger sur le silence observé sur bien des performances réalisées par le Gouvernement, notamment en matière de sécurité, de réalisation des 5 Chantiers, de la promotion agricole etc. « Il ne faut pas seulement retenir les 1.600 dollars », dit-il, tout en considérant d’ailleurs que ce n’est pas suffisant. Plus le pays va accroître sa capacité de production, plus les améliorations suivront.
« Je ne suis pas du tout déconnecté de mon peuple », répond-t-il à la sous-question de savoir si, avec le débat suscité par le salaire des magistrats, il n’était pas déconnecté des réalités du pays !

Revendication des députés nationaux

La misère qui serait le fait des députés nationaux ? Le journaliste qui pose la question fait allusion aux revendications de ces élus qui ont appris le versement des indemnités de sortie aux membres du gouvernement. « Je suis tenté de ne pas répondre à cette question, parce que c’est une question piège », dit-il en révélant qu’il n’a aucune information sur la question.
Faisant observer que la Céni a enregistré plus de 18 mille candidats, il se demande si l’on devrait dire qu’ils sont tous attirés par la misère !
Au final, le Président de la République révèle tout de même l’existence d’un plan de décaissement des indemnités des députés.

Cinq Chantiers

Les « 5 Chantiers », rappelle le Chef de l’Etat, sont « une vision d’abord pour le développement de la République Démocratique du Congo. C’est aussi une fondation solide pour le développement et la modernisation » du pays, martèle-t-il avant de convier ceux qui se livrent à des conclusions négatives hâtives à commencer par comparer la situation actuelle par rapport à celle d’il y a six ans, une quinzaine, voire une vingtaine d’années. « Les travaux n’ont débuté que fin octobre 2008, début 2009 », rappelle-t-il à ceux qui tentent de rompre le cou à la vérité.
Il s’appuie, pour exemple, sur la Province Orientale qui s’est retrouvée totalement enclavée plusieurs décennies durant, à commencer par son chef-lieu : Kisangani devenu inaccessible à Lubuta, Bunia, Isiro ; la seule voie d’accès étant alors l’avion.
Aujourd’hui, dit-il, la circulation par route est rendue facile et aisée de Kisangani à Bunia, de Banalia à Kisangani, voire de Bukavu à Kisangani pendant que la voirie de la capitale provinciale est en pleine réhabilitation et modernisation.
Le cas de la Province Orientale s’applique à toutes les autres provinces, souligne-t-il avant de déduire : « La fondation est là, et elle est solide ».
A la question relative au chantier Energie, le Président Joseph Kabila regrette la propension à banaliser le passé et à présenter les choses comme si toutes les crises sont nées en janvier 2001 avec son avènement à la magistrature suprême. Même la Bible, rappelle-t-il, précise qu’il y a eu un commencement. Il en vient alors à demander à tout le monde pourquoi le Congo a tant de problèmes aujourd’hui ! « C’est depuis 1960 qu’il y a eu manque de planification, manque d’investissements dans les outils de travail », dit-il en considérant que si les 5 Chantiers, en tant que vision, avaient démarré à l’indépendance, le Congo serait très avancé dans son développement. Hélas, il y a eu des guerres, des coups d’Etat, la dictature. « On a perdu une quarantaine d’années ; tout ce qu’on est en train de faire, c’est de rattraper le temps perdu », dit-il en substance.
Le problème d’énergie est cependant pris au sérieux, relève-t-il, en signalant le démarrage des travaux dans trois sites : Zongo II au Bas-Congo, Kakobola au Bandundu et Katende au Kasaï Occidental, en plus des barrages du Katanga, du Sud-Kivu etc.
Le point de presse a été l’occasion de rappeler qu’il faut au moins 18 mois pour réparer une turbine comme celle d’Inga. Or certaines turbines de ce site sont à l’arrêt depuis une trentaine d’années.
S’agissant de l’initiative privée, le Président Joseph Kabila estime qu’il n’y a rien de mal à ce que des investisseurs participent aux 5 Chantiers qui ne sont pas que l’affaire du Gouvernement.
A l’observation du démarrage tardif de certains chantiers dans quelques provinces, il souligne qu’avec la crise financière et économique frappant l’Europe, les Etats-Unis et même la Chine, il n’y a plus beaucoup d’argent à circuler dans le monde. « Nous continuons à chercher les moyens pour la modernisation et la transformation du pays. Nous sommes en contact avec beaucoup de structures », ajoute-t-il.

Climat des affaires

Le ministre des Finances, annonce le Chef de l’Etat, a répertorié 118 taxes. Le projet sous examen au gouvernement les ramène à une dizaine. Sur ces entrefaites, dès 2012, la Tva va entrer en application.
Au sujet des investisseurs, il conseille la prudence et la lucidité. Autant il y a des investisseurs qui disent aimer le Congo, autant il y a des braconniers qui, eux, n’aiment que les défenses d’éléphants. Surtout dans le secteur minier. « Nous avons eu beaucoup de problèmes avec beaucoup d’investisseurs qui sont en contact avec beaucoup de médias », ajoute-t-il en soulignant que la mission du gouvernement n’est pas de protéger les investisseurs véreux ! « Nous devenons bientôt membre de l’OHADA dans l’option de l’amélioration du climat des affaires », dit-il.

Production agricole

En 1999, relève-t-il, il n’y avait pas grand-chose sur le plateau des Bateke, pas plus que dans des provinces à vocation agricole. Et de citer l’exemple du Bas-Congo et de l’Equateur où des fermes ont été laissées à l’abandon. A l’Equateur précisément, la production de café, d’huile de palme et de cacao a connu une baisse déplorable. Faute de route. Avec le chantier « Infrastructures des voies de communication », la reprise de l’activité agricole est notable dans cette partie du pays, de même que dans toutes les autres provinces. « Je suis confiant que d’ici deux ou trois ans, il y aura une amélioration », avance-t-il. Il faut bien rappeler l’achat, par le gouvernement, de quatre milliers de tracteurs agricoles dont deux mille déjà livrés.

VIH/Sida

Les grands bailleurs de fonds se retirant, il se pose aux personnes concernées le problème d’accès aux antirétroviraux. Pour le Chef de l’Etat, le pays ne doit pas continuer à compter sur l’extérieur. Pour preuve, dans le projet de la loi budgétaire 2012, une participation décisive du gouvernement est prévue.


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