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Opinion: Le rôle des humanitaires dans la perpétuation du cycle de violences

Christophe Lemvo/Forum des As | Publié le 06 novembre 2009

Human Rights Watch (HRW)
Ce n'est un secret pour personne, les ONG sont de juteuses affaires de sous. De gros sous. Les pays pauvres, et la Rdc en particulier sont des filons qui rapportent à qui sait " fabriquer " sa crise. Les " humanitaires " et les journalistes l'ont compris depuis des lustres et notre confrère François Soudan le dit si bien dans Jeune Afrique n°2545-2546, édition du 18 au 31 octobre 2009 : " (...) il n'y a qu'à se baisser pour ramasser une bonne histoire qui saisira aux tripes les âmes sensibles.

Raconter la souffrance quotidienne des congolais peut même rapporter gros : un prix Pulitzer ou Albert-Londres, par exemple. Que l'on soit humanitaire ou journaliste, on ne revient jamais de ce pays de la démesure les mains vides... " Cruelle réalité. C'est celle que vivent au jour le jour des millions de Congolais à l'Est du pays. Les généreux donateurs qui financent les ONG " humanitaires " ignorent-ils qu'ils entretiennent les cycles de violences qui caractérisent la vie de pauvres populations livrées aux appétits gloutons de pseudo-bons samaritains?

De mémoire d'homme, aucun pays ne s'est développé grâce à l'action des ONGs. Et fait curieux, ces ONGs pullulent dans les zones en conflit. Telles des vampires, elles se nourrissent du sang d'innocents qui croient pourtant leur devoir leur salut. Elles ont su arracher aux gouvernements des pays pauvres la part de la coopération bilatérale ou multilatérale qui caractérisait les relations entre les anciennes métropoles et les ex-colonies pour se transformer en business lucratifs, n'hésitant pas à créer l'incident qui se transformera en crise pour " rester dans le coup ".

Les conséquences des deux derniers rapports de Human Rights Watch sont connues aujourd'hui : rupture de l'assistance de la MONUC à la 213ème Brigade des FARDC engagée dans la salvatrice opération "Kimia II ". Mais les effets collatéraux sont incalculables. Dépouillées de l'essentiel de leurs moyens, les FARDC engagées dans " Kimia II " auront du mal à mener à bien leur mission, les terroristes et autres forces négatives s'en trouveront requinqués, et une fois de plus, l'Est RDCongolais va replonger dans la violence.

Mais l'opinion n'est plus dupe. L'acharnement de Human Rights Watch à obtenir à tout prix le lâchage des FARDC par la MONUC et l'arrêt de l'opération " Kimia II" cache mal des visées déstabilisatrices de la RDC. Ce pays post-conflit qui panse encore ses plaies et qui s'est courageusement engagé dans un coûteux processus de reconstruction représente un enjeu trop important pour ceux qui en vivent. Ils se recrutent dans tous les milieux. Ceux qui opéraient à pas feutrés derrière des masques ont décidé finalement de se dévoiler. Les masques sont enfin tombés et on s'apprête pour la curée.

De manière générale, une ONG humanitaire se définit par les principaux critères suivants : l'origine privée de sa constitution, le but non lucratif de son action, l'indépendance financière, l'indépendance politique et la notion d'intérêt public. Mais à considérer les agissements du quarteron d'ONGs qui s'acharnent sur la RDCongo, ces critères sont loin se s'appliquer à elles. Leur position politique est bien affichée, l'intérêt public est le cadet de leurs soucis, sinon comment expliquer l'acharnement à mettre à mal l'opération " Kimia II ", reconnue par tous d'intérêt public ? Il faut à tout prix, pour eux, que l'exploitation illégale des richesses du Congo perdure, que les pseudo-bons samaritains continuent à s'en mettre plein les poches.

De fait, les relations entre le monde des affaires, les gouvernements et les ONG sont souvent compliquées, antagonistes et peuvent créer une dépendance des ONG vis-à-vis des Etats donateurs. En effet, les ONGs implémentent des projets suite à un appel d'offre des donateurs. La concurrence des Organisations "Non Gouvernementales" les unes avec les autres peut réduire leur rôle à l'application des décisions des Etats. Ceci fait de leurs actions une ingérence. Qui donc se cache derrière le quarteron d'ONGs hostiles au Congo ? Que les masques tombent!
Christophe LEMVO Analyste politique



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